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Polio

Aperçu de nos stratégies

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Un vaccin oral contre la polio est administré aux enfants franchissant la frontière entre le Pakistan et l’Afghanistan grâce à un programme mis en place par Rotary International.

NOTRE OBJECTIF :

éradiquer la polio dans le monde entier.

Le défi

EN BREF

En 1988, lorsque l’Initiative mondiale pour l'éradication de la polio (IMEP) a été lancée, la polio avait atteint un stade endémique dans 125 pays et paralysait environ 1.000 enfants chaque jour.

Depuis lors, le nombre de cas de polio a diminué de plus de 99 % grâce aux actions de vaccination qui ont touché environ 2,5 milliards d’enfants.

L'Inde, longtemps considérée comme le pays le plus difficile pour l'éradication de la polio, a été déclarée exempte de la maladie en février 2012. La polio reste endémique dans seulement trois pays : le Nigeria, le Pakistan et l’Afghanistan.

La fondation apporte un soutien déterminant à l’IMEP, qui est dirigée par les autorités nationales, l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Rotary International, les centres de contrôle et de prévention des maladies des États-Unis (CDC - Centers for Disease Control and Prevention) et l'UNICEF.

Notre stratégie sur la polio, mise à jour en 2012, est dirigée par Jay Wenger, directeur, et appartient à la division Développement mondial de la fondation.

Ces vingt dernières années, des avancées spectaculaires ont été réalisées vers l’éradication de la polio. En 1988, lorsque l’Assemblée mondiale de la Santé a fixé l’objectif d’éradiquer la maladie et que l'Initiative mondiale pour l’éradication de la polio (IMEP) a été lancée, le poliovirus sauvage avait pris une ampleur endémique dans 125 pays et près de 350.000 personnes, essentiellement de jeunes enfants, étaient paralysés par la polio chaque année. Depuis lors, les opérations de vaccination ont permis de réduire le nombre de cas de polio au niveau mondial de plus de 99 %, sauvant ainsi plus de 10 millions d’enfants de la paralysie. La polio reste un phénomène endémique dans seulement trois pays (le Nigeria, le Pakistan et l’Afghanistan) et moins de 250 cas ont été signalés en 2012, contre 650 en 2011.

Les succès obtenus grâce à des vaccins sûrs et efficaces et à des campagnes de vaccination, à un partenariat mondial et à un mandat international pour l’éradication de la polio restent toutefois constamment menacés. En effet, depuis 2008, plus de 20 pays ont connu des flambées de polio importée de pays où elle est endémique, et même plusieurs épidémies pour certains. Les efforts visant à atteindre les enfants non vaccinés sont souvent entravés par des risques liés à la sécurité et des barrières géographiques et culturelles. Le coût élevé des campagnes de vaccination, de l'ordre d’un milliard de dollars par an à l'échelle mondiale, ne peut pas être viable à long terme. Si cette maladie hautement contagieuse n’est pas éradiquée, d’ici 10 and l’on pourrait enregistrer jusqu'à 200.000 cas chaque année.

Notre opportunité

Lors de l’Assemblée mondiale de la Santé en 2012, 194 États membres ont déclaré que l’éradication totale de la polio constituait une « urgence programmatique pour la santé publique mondiale ». Un effort concerté pour l'éradication de la polio offre la possibilité de protéger définitivement de la paralysie tous les enfants du monde entier. Les estimations prévoient que les efforts de l’IMEP génèreront des bénéfices nets de 40 à 50 milliards de dollars pendant les vingt années qui suivront l'éradication, dont environ 85 % dans les pays à faibles revenus, chiffre qui ne prend pas en compte d’autres améliorations sanitaires résultant d’actions de l’IMEP telles que des suppléments de vitamine A ou les bénéfices nets beaucoup plus élevés de l’éradication dans les pays qui ont éliminé la polio avant le lancement de l’IMEP.

L’Inde, déclarée exempte de polio en février 2012, est peut-être le meilleur exemple de réussite d’un programme entièrement financé dirigé par des leaders engagés et des collaborateurs dévoués. Le pays a longtemps été considéré comme le plus difficile pour l'éradication de la polio en raison de la densité de sa population, de ses taux de migration élevés, de ses mauvaises conditions sanitaires, de ses taux de natalité élevés et de ses taux de vaccination systématique faibles.

Des équipes de vaccination contre la polio reçoivent des fournitures dans une gare de l’État de Bihar, dans le nord de l’Inde.

Au prix de plusieurs années d’efforts, un certain nombre de facteurs ont contribué à la réussite de l'Inde en matière d’éradication de la polio, notamment une planification hautement ciblée et basée sur des données, un personnel bien formé et motivé, un suivi rigoureux, une communication efficace, la mobilisation de leaders religieux et communautaires qui disposaient de confiance de la population, une volonté politique à tous les niveaux et un financement adapté. L’Inde partage désormais assistance technique et bonnes pratiques avec le Nigeria, l’Afghanistan et le Pakistan.

La collaboration et l’innovation au niveau mondial ont généré de nouveaux outils et de nouvelles approches pouvant contribuer à l'amélioration de la planification logistique pour l’éradication de la polio. Le perfectionnement du vaccin contre la polio a permis d’améliorer la réponse immunitaire aux types restants de la maladie. (Le poliovirus sauvage de type 2 a été éliminé en 1999.) De nouveaux outils de diagnostic, de suivi, de cartographie et de modélisation permettent d’analyser plus rapidement et plus précisément les cas de polio et les modes de transmission.

En vue d’accélérer les efforts d’arrêt de la transmission dans leurs pays, les responsables nigérians, pakistanais et afghans ont mis en place des programmes nationaux d’urgence, dirigés par leurs chefs d’État respectifs, qui contribuent à augmenter la responsabilité et la qualité des campagnes de vaccination contre la polio depuis le niveau national jusqu'au niveau local. L’OMS fournit une assistance technique sans précédent à ces pays et l'amélioration des tactiques de campagne de vaccination garantissent une portée plus large auprès des enfants. De meilleures approches de planification et de modélisation permettent une utilisation plus efficace des ressources.

Ces améliorations ont permis au Pakistan de réduire le nombre de cas de polio de 198 en 2011 à 56 en 2012. En Afghanistan, le nombre de cas a baissé de 80 à 35 au cours de la même période. En revanche, le nombre de cas au Nigeria a augmenté de 62 en 2011 à 119 en 2012, mais les efforts renouvelés d’amélioration de la qualité des campagnes affichent des résultats positifs.

L’IMEP élabore actuellement une stratégie sur six ans (jusqu'en 2018) qui servira de base à toutes les activités nécessaires pour arrêter la transmission de la polio et créer un monde exempt de la maladie. Cette stratégie comprend l’utilisation de données et d’analyses rigoureuses visant à définir des objectifs de vaccination spécifiques au niveau national, ainsi que l’utilisation de nouveaux outils et de nouvelles approches qui permettront une mise en place de programmes plus efficace et efficiente. Le coût total du financement de ces opérations est estimé à environ un milliard de dollars par an.

L’éradication de la polio dans le monde entier donnerait le ton pour des actions de même portée pour la protection des enfants vivant dans les zones les plus pauvres et les moins accessibles contre d’autres maladies qui peuvent être évitées par vaccination. L’éradication de la polio est également une étape importante de la Décennie de la vaccination, engagement commun de près de 200 pays pour permettre à chacun de profiter des bénéfices des vaccins d’ici 2020.

Notre stratégie

L’éradication de la polio est une priorité absolue pour la Fondation Bill et Melinda Gates. En notre qualité de soutien majeur de l’IMEP, nous apportons des ressources techniques et financières à nos partenaires de l'initiative afin d’accélérer les opérations visant à éradiquer la polio. Nombre de ces stratégies sont éprouvées, telles que les campagnes de vaccination ciblées, la mobilisation de la communauté et les actions de vaccination systématique plus marquées. Nous travaillons également avec nos partenaires sur des solutions innovantes d’amélioration de la surveillance de la polio et de la réponse aux épidémies, d’accélération de la mise au point et de l’utilisation de vaccins plus efficaces et plus sûrs contre la polio, et de galvanisation du soutien politique et financier aux efforts d’éradication de la polio de la part des pays bailleurs de fonds et touchés par la maladie.

La fondation bénéficie d’une capacité unique à contribuer à l'éradication de la polio en prenant de gros risques et en effectuant des investissements non traditionnels pouvant conduire à des améliorations utiles des programmes. Citons par exemple notre financement de la cartographie du Système d'information géographique (SIG), qui vise à remplacer les cartes tracées à la main utilisées lors de la planification de campagne, de la localisation GPS pour suivre les équipes en charge des campagnes de vaccination et les investissements dans la recherche associée au vaccin contre la polio.

Axes stratégiques

Campagnes de vaccination contre la polio

Par le biais d’améliorations des innovations programmatiques, techniques et en matière de personnel et de travail de proximité, et grâce à la collecte et l’analyse de données, les campagnes de vaccination contre la polio peuvent atteindre le niveau de couverture vaccinale nécessaire pour accomplir les objectifs de l’IMEP. Notre priorité consiste à améliorer la qualité des campagnes au Nigeria, en Afghanistan et au Pakistan, ainsi que dans d’autres régions africaines susceptibles d’être victimes d’une importation de la polio.

Des enfants se font administrer le vaccin oral contre la polio lors d'une manifestation d’inauguration d’une campagne de vaccination contre la polio à Kano, au Nigéria.

L'une des pierres angulaires de la stratégie d’éradication de la polio de l'IMEP est la vaccination de tous les enfants de moins d’un an dans les pays à haut risque en leur administrant plusieurs doses de vaccin oral contre la polio (VPO), un objectif pouvant être atteint grâce à des campagnes de vaccination à la fois nationales et locales. Ces opérations comprennent une vaccination au porte-à-porte dans les régions où la circulation du poliovirus est soupçonnée ou confirmée, ainsi que dans les régions où un risque de réimportation existe, l’accès aux soins de santé est limité, la densité et la mobilité des populations sont importantes, les conditions sanitaires sont mauvaises et la couverture vaccinale systématique faible.

Nous soutenons les efforts visant à comprendre et à outrepasser les barrières sociales, culturelles, politiques et religieuses sur le plan local pour améliorer la couverture vaccinale et nous recherchons des moyens d’impliquer la coopération et le soutien des responsables politiques ainsi que des professionnels de santé, y compris les médecins privés et les associations médicales. L’amélioration de l’affectation et de la formation des équipes de vaccination et l’augmentation de l’assistance technique constituent également des priorités.

Nous encourageons l’usage d’une cartographie et d’outils de suivi sophistiqués pour permettre de mieux identifier les foyers dans les villages et d’aider les équipes de vaccination à localiser les enfants qui n'ont pas encore reçu le VPO. Ces outils permettent également aux équipes de vaccination de suivre les populations nomades pour qu’elles puissent bénéficier du vaccin.


Systèmes de vaccination systématique

Avec nos partenaires, nous nous employons à renforcer les programmes de vaccination de routine exhaustifs visant la polio et d'autres maladies qui peuvent être évitées par la vaccination, comme la diphtérie, le tétanos, la coqueluche et la rougeole. À l'échelle mondiale, 20 % des enfants ne reçoivent actuellement aucun vaccin, quel qu'il soit.

Pour que chaque communauté profite d'une vaccination systématique, il est nécessaire de comprendre les obstacles locaux à l’accès et de déployer des outils de planification et de suivi sophistiqués. Un système de vaccination solide et coordonné peut aussi servir de plate-forme pour d’autres interventions sanitaires importantes. À la fondation, d’autres équipes s’activent en vue de rassembler tous les éléments nécessaires à un tel système et recherchent des moyens d'étendre et de modifier les outils et les programmes de formation associés à la polio afin de les utiliser pour la vaccination systématique contre toute une série de maladies.

Surveillance et suivi

Il est essentiel de déterminer avec précision à quel endroit et de quelle manière le poliovirus sauvage circule toujours et de vérifier qu'il est bien éradiqué. Un système de surveillance performant et sensible est indispensable pour cibler précisément les campagnes, effectuer les ajustements programmatiques à point nommé et en toute efficacité, et identifier et traiter rapidement les épidémies.

Des médecins enquêtent sur un cas suspecté de polio chez un enfant en bas âge dans l’État de Bihar, en Inde.

La surveillance de la polio est particulièrement difficile car seul un faible pourcentage d’infections se transforme en maladie paralytique décelable sur le plan clinique. L’infection par le poliovirus peut être confirmée par prélèvement d'échantillons de selles sur les personnes suspectées d’infection et leur analyse dans un laboratoire pour voir si le poliovirus est présent.

Nos investissements visent l'évaluation et l'amélioration des actions de surveillance actuelles, en nous concentrant sur les régions à risque majeur. Un domaine reste à améliorer ; il s’agit de la surveillance de l'environnement. Elle implique de prélever et d’analyser des échantillons d’eau dans les réseaux d’assainissement et d’autres sources d’eau à la recherche de preuves de la transmission du poliovirus dans les communautés voisines. Nous avons investi dans une technologie prometteuse visant à obtenir un échantillonnage plus sensible avec un volume de spécimens moins important et une technique de prélèvement plus hygiénique. Nous finançons également la mise au point d’outils de diagnostic de laboratoire moins coûteux et plus fiables, tels qu’un kit de diagnostic qui permet aux laboratoires locaux plus petits d’écarter rapidement les échantillons négatifs et d’envoyer les échantillons positifs à des laboratoires de référence plus grands à des fins de confirmation.

Mise au point de produits et accès au marché

Bien que les vaccins et les outils de détection actuels s’avèrent extrêmement efficaces pour éliminer le poliovirus sauvage dans la plupart des pays, ils ne sont pas forcément suffisants pour une éradication totale. Nous travaillons avec nos partenaires en vue d’améliorer l’efficacité des outils existants tout en accélérant la mise au point de vaccins plus sûrs, de meilleurs outils de diagnostic, de nouveaux médicaments antiviraux et d’autres produits. Nous collaborons également avec nos partenaires, nos fournisseurs et les autorités nationales pour assurer une offre et une demande suffisantes de vaccins et encourager la concurrence sur les marchés.

Le VPO, vaccin antipoliomyélitique utilisé dans la plupart des pays en développement, est sûr, efficace, facile à administrer et économique. Il est toutefois composé de virus vivants affaiblis, qui, dans de très rares cas (1 sur 2,7 millions de premières doses du vaccin), peuvent entraîner une paralysie. Dans des régions où la couverture vaccinale VPO est très faible, les virus présents dans les vaccins VPO peuvent également muter et commencer à circuler parmi la population, tout comme les poliovirus sauvages.

Nous soutenons donc la mise au point de nouvelles formules de VPO qui ne sont pas associées au risque de mutation, ainsi que de vaccins alternatifs au VPO. L’une des solutions alternatives les plus prometteuses est le vaccin antipoliomyélitique inactivé (VPI), qui est couramment utilisé dans la plupart des pays développés mais dont l'usage ne s’est pas généralisé ailleurs en raison de son coût plus élevé et du besoin de disposer d’un agent formé pour l’administrer par injection. Nous soutenons les efforts visant à réduire le coût du VPI et à mettre en place la formation, la fourniture, la livraison et les infrastructures de communication nécessaires à la généralisation de son utilisation. Nous appuyons également la mise au point de médicaments antiviraux pour pouvoir répondre à une réintroduction future intentionnelle ou accidentelle du poliovirus après son éradication.

Par ailleurs, nos investissements visent aussi le développement de meilleurs outils pour mesurer l’immunité à la polio. Actuellement, l’unique méthode de mesure directe de l’immunité à la polio est le prélèvement sanguin, mais les analyses de sang à grande échelle ont été entravées par des obstacles tels que le besoin d'obtenir l'aval de l'État pour procéder à des prélèvements sanguins. Nous soutenons le développement d’un appareil simple et à bas coût permettant de tester la salive ou un autre spécimen facile d’accès pour mesurer le statut immunitaire des enfants contre la polio, le tétanos et la rougeole.

Prise de décision basée sur les données

La collecte et le partage des données sont essentiels pour éradiquer la polio. Nous améliorons l’accès aux données et leur utilisation afin d’éclairer la prise de décision relative aux programmes, d’effectuer un suivi des progrès, d’améliorer la surveillance de l’environnement et d’orienter le développement de vaccins et d’outils de diagnostic. Nous collaborons avec un consortium de modeleurs dirigé par l'université de Pittsburgh via l’Initiative de modélisation des vaccins afin de mettre au point un cadre de décision global pour les efforts d'éradication de la polio dans le but d’identifier les domaines de décision clés, les données nécessaires à l'information des décisions et le personnel et les partenaires requis pour analyser les données et créer des modèles.

Nous travaillons également avec des partenaires de l’IMEP pour passer à l’utilisation de l’immunité des populations comme mesure au lieu d'utiliser le nombre de cas de polio recensés pour calculer les progrès effectués et les risques encourus. Nous soutenons Kid Risk, groupe à but non lucratif fort d’une expérience approfondie en modélisation des risques liés à la polio, qui est en train de développer un système de génération d'estimations continues relatives à l’immunité de la population. Le système, qui en est à la phase pilote, utilise des données recueillies au Nigeria et en Inde et sera étendu à tous les pays prioritaires en 2013. Nous collaborons également avec Global Good, basé à Seattle, pour développer un modèle et des projections immunitaires afin d’arrêter la transmission de la polio au Nigeria et au Pakistan sur la base d'échantillons de données.

Pour augmenter l’accès aux données et leur partage, nous sommes en train de développer à l’OMS une plate-forme d’accès aux données qui hébergera des données clés, standardisées et de qualité sur la polio, disponibles à des fins d’analyse et de prise de décisions.

Politique de confinement

Le confinement et la destruction ultime des souches de poliovirus sauvage en laboratoire est une étape clé pour éviter la fuite du virus ou la réapparition de la maladie. Les directives les plus récentes de l’OMS sur le confinement, connues sous le nom de GAP III, sont à l'état d'avant-projet depuis 2009. Ces directives et procédures de sécurité doivent être mises à jour afin d'intégrer les évolutions récentes et être finalisées bien avant l’arrêt de la transmission de la polio.

Nous soutenons nos partenaires de l’IMEP dans leur demande urgente d’un consensus international sur des problèmes tels que la manipulation sécurisée des poliovirus résiduels qui sera essentielle pour les activités telles que la production de vaccins, la recherche et la production de réactifs de diagnostic, les procédures d’inventaire et de destruction des virus et les critères et processus de réponse à la réintroduction ou l'émergence de poliovirus.

Il existe également d’autres problèmes essentiels, comme la mise en place de politiques adaptées et la garantie d’une infrastructure de gouvernance et de mise en œuvre appropriée aux niveaux mondial, régional et national.

Planification de l’héritage

Au cours de ses vingt années de fonctionnement, l’IMEP a formé et mobilisé des millions de personnes et de volontaires, identifié et vacciné des familles et des communautés que d’autres actions n’avaient pas touchées et établi une surveillance mondiale et un système de réponse solides.

Grâce aux efforts d'éradication de la polio, les partenaires de l’IMEP ont appris comment transcender les barrières notamment logistiques, géographiques, sociales, politiques, culturelles, ethniques, sexuelles et financières afin de travailler avec les personnes vivant dans les régions les plus pauvres et les moins accessibles. La lutte contre la polio a permis de trouver de nouveaux moyens d'avoir un réel impact sur la santé humaine dans les pays en développement, que ce soit grâce à un engagement politique, des financements, des stratégies de gestion et de planification ou la recherche. En conséquence de ces efforts, l’IMEP a développé toute une série d'atouts, notamment une connaissance détaillée des groupes à haut risque et des mouvements migratoires, des procédures de planification et de suivi efficaces, un personnel technique hautement qualifié, des organismes de conseil technique régionaux et locaux et une masse critique d’engagements politiques et organisationnels basés sur des partenariats réussis entre les leaders mondiaux, nationaux, religieux et locaux. Ces atouts ont déjà été mobilisés pour répondre à d’autres menaces et urgences en matière de santé publique, telles que la méningite en Afrique de l’Ouest et en Afrique centrale, la grippe H1N1 en Afrique subsaharienne et dans le sous-continent asiatique ainsi que les catastrophes dues aux inondations et aux tsunamis en Asie du Sud.

Nous collaborons avec l’IMEP pour trouver des moyens d’utiliser l'infrastructure bâtie autour de la polio (notamment les chaînes d'approvisionnement, les systèmes de laboratoires et de surveillance et les réseaux de mobilisation sociale) dans le but de soutenir d’autres initiatives sanitaires et programmes de vaccination à long terme, notamment après l’éradication de la polio.

Plaidoyer et communication

Nous travaillons en étroite collaboration avec nos partenaires de l'IMEP en vue de mobiliser les financements et un élan politique national et mondial durable pour l’éradication de la polio, notamment au moyen de la promotion d’actions visant à augmenter le financement associé à la polio de la part des bailleurs de fonds publics ainsi que du recrutement de nouveaux bailleurs de fonds et de bailleurs de fonds non traditionnels. Nous encourageons également les autorités publiques et les responsables des pays touchés par la polio à poursuivre leurs engagements et à rendre des comptes concernant les résultats des campagnes d’éradication de la maladie, et nous les aidons à identifier et à mettre en place des sources de financement pour ces campagnes.

Une femme administre des vaccins au porte-à-porte à Sokoto, au Nigeria.

Nous nous efforçons aussi de rallier et de mobiliser d’autres défenseurs à l’appui de l’éradication de la polio, y compris des membres influents des communautés tels que les chefs religieux, les organisations de bénévoles et les employeurs. Avec des partenaires comme Rotary International, l’UNICEF et le Projet de lutte contre la pauvreté dans le monde (Global Poverty Project), nous utilisons les médias tant traditionnels que sociaux afin de sensibiliser le public à l’éradication de la polio et aux actions de vaccination à plus grande échelle dans les pays bailleurs de fonds et dans les pays où la polio existe encore ou risque d’être réintroduite, et obtenir son soutien pour ce faire. Nous soutenons également des actions visant à adapter les communications aux contextes sociaux, culturels et politiques particuliers afin de susciter une demande de vaccination et dissiper les idées erronées sur la sécurité et de l’efficacité des vaccins.

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